Susan Sontag
C’est le Soir en ligne, quotidien bruxellois, qui a publié, en Europe, le premier article au sujet de la disparition de Susan Sontag. Depuis le 28 décembre, les articles se succèdent, en hommage à celle qui s’est toujours défié des chapelles, si ce n’est celle des « passions de l’esprit ». Le Monde et Libération reviennent sur les réflexions de l’essayiste au sujet de la photographie et du pouvoir de l’image. L’Humanité préfère publier un extrait de l’intervention de Susan Sontag, le 30 mars 2003, prononcée à la chapelle Rothko de Houston, attaque en règle du prétendu patriotisme américain. Honnie par l’Amérique puritaine pour ses prises de position pacifistes, Sontag est pourtant saluée par la presse américaine comme « a fighter armed with a pen ». Le Times on line publie une autobiographie nourrie de la carrière de l’intellectuelle, Roger Kimball, dans le New Criterion présente avec précision ses différentes œuvres. Mais c’est certainement le New York Times, sous la plume de Charles Mc Grath, son camarade de la Book Review, qui salue avec le plus d’émotion la grande dame disparue : “She brought to the world of ideas not just an Olympian rigor but a glamour and sexiness it had seldom seen before”. Seul l’hebdo en ligne Têtu déplore que toutes ces oraisons funèbres aient « passé sous silence » l’homosexualité supposée de Susan Sontag.
D’autres articles en ligne :
- Le papier de Joan Acocella, dans le NewYorker, pour son émotion et cette belle phrase de conclusion :
“To her, reading and experience were not just mental events; she received them as flaming darts. Without her, New York City seems a colder place.”
- La très belle interview que Susan Sontag avait accordée à Catherine Argand, reporter à Lire.
- Les hommages rendus par certains proches de Susan Sontag
- La rétrospective du New York Times
- D’autres articles de la presse américaine, disponibles sur le site Arts et Letters Daily







Avis à tous, semaine Susan Sontag sur France Culture avec samedi 12 février à 15 heures Radio Libre et du lundi 14 au vendredi 18, à 17 heures, A voix nue.
Rédigé par: Florence Trocmé | 11 février 2005 at 19:26