«C'est un fou. Il s'est entouré d'anciens pour ressortir de vieilles histoires puis il a brodé.» Ce fou, selon Paul, un habitant du hameau de Lussaud, ce fou donc, qui a osé s’adonner à l’art de la fiction - « ressortir des vieilles histoires et broder », image qui en rappelle une autre, barthésienne celle-là, du texte-tissu - c’est l’écrivain Pierre Jourde. Et soyons-en certain, celui-ci n’a pas fini d’en découdre… L’histoire est connue, c’est à peine s’il est utile de la rappeler ici. En vacances avec femme et enfants dans le village de son enfance, dont il s’est inspiré pour écrire son roman Pays perdu, Jourde est pris à parti par une poignée de villageois. Insultes et agression physique s’ensuivent. Je n’aurais certainement pas cité cette affaire, suffisamment médiatisée çà et là, si par hasard, relisant Un siècle de Goncourt d’Olivier Boura, en vue de l’écriture de papiers futurs, je n’étais tombée sur ces lignes :







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